Nous y voilà. Après moult rebondissements, nous avons enfin pu mettre la main sur le Lumia 800, le dernier smartphone de Nokia. Inutile de dire qu'il était attendu au tournant après une longue traversée du désert de la part de la marque Finlandaise. Alors est-ce que Nokia arrivera à revenir comme Motorola l'a fait avec Android? Il est encore trop tôt pour répondre, car nous allons nous pencher ici sur le déballage et la présentation de l'appareil, avant de revenir plus tard sur l'OS en lui-même et donner ainsi notre verdict.
Alors que vous vous êtes sans doute délectés de l'Ashrama Live consacré à Saints Row The Third, le dernier sandbox de THQ, nous voici à présent réunis pour dresser un bilan de ce titre décidément pas tout à fait comme les autres.
Les premières bonnes impressions se sont rapidement confirmées: SRTT (pour les intimes) est bien un putain de n'importe quoi. Je ne peux m'empêcher d'y voir du Just Cause 2, qui est une référence pour moi malgré ses quelques défauts. Oui, je n'aime pas particulièrement la série des GTA, trop répétitive et trop restrictive dans ses choix et interactions. Malgré un certain second degré dans les productions Rockstar, ça reste toujours trop bien cadré pour répondre à mes envies de défouloir.
Saints Row 3ème du nom est un peu un savant mélange de GTA et de Just Cause 2: le côté badass des personnages (aussi bien alliés que loubards), la bande son qui alterne classiques et bonnes pépites héritées du premier et une certaine liberté vis-à-vis du terrain de jeu du second. Si le titre de THQ ne pousse pas la liberté au niveau de JC2 (qui permettait de voyager sur terre, mec, ciel et même sous la mer, en conduisant à peu près tout ce qui existe et en pouvant détruire également presque la totalité de l'archipel), il a au moins le mérite d'être très permissif, et très tôt dans le jeu.
Oubliez en effet les "classiques" armes à feu d'un GTA puisqu'ici, en plus de cet arsenal indispensable à tout truand qui se respecte, vous partirez rapidement dans les délires des lance-roquettes, drones, tanks, poings d'acier, gode géant, etc. Tout est fait pour que ça pète de partout, constamment, et si possible dans une grande violence. Car Saints Row The Third est très violent, mais cette violence est tellement décalée et tellement mise en scène de façon non crédible qu'elle finit par passer au second plan sans mettre mal à l'aise.
La première moitié de jeu s'enchaîne sans temps mort, avec des missions nerveuses et non répétitives, bien loin des "ah untel s'est échappé, poursuis-le en bagnole puis dégomme-le" de la saga Rockstar. Toute cette équipe des Saints évolue dans un joyeux bordel jouissif servi par une bande-son certes moins fournie qu'à l'époque des grands GTA, mais qui a le mérite de proposer des standards comme It's my Life de Talk talk, et ça ça bute. RUN DMC, Franky Goes To Hollywood, ils sont tous là.
La génération actuelle n'est pas en reste, à l'instar de Kayne West dont le survitaminé Power accompagne même un chapitre entier du jeu dès le début. J'insiste sur ce passage car cette mission est un exemple d'intégration de la bande-son à l'action, si bien qu'on dirait que ce morceau a été créé pour ce passage particulier. Du saut en parachute dans une piscine jusqu'au gunfight sur le grand final de cette chanson, cette mission est jouissive.
Et l'intégration va quelques fois plus loi, à l'image d'une des nombreuses scènes de dialogue, où notre personnage accompagné se met à chanter (plus ou moins faux) sur les paroles d'une chanson qui passe à la radio. Je précise qu'il ne s'agit pas d'une cinématique, mais d'un passage du jeu où l'on conduit ce véhicule, ce qui rend le tout fluide et totalement intégré au gameplay. C'est un détail mais c'est bluffant. Car si le scénario n'est pas le point fort du jeu (en même temps ce n'était clairement pas l'ambition de THQ, il n'y a donc pas trompage sur la marchandise), tout ce genre de petites trouvailles rendent l’expérience particulièrement délectable, pour peu que vous adhériez à l'univers, aux nombreuses références cinématographiques et au trente-huitième degré omniprésent.
Comme les choses ne sont pas faites à moitié, et que tout est pensé pour que ce jeu soit vraiment le vôtre, la personnalisation est très poussée. Dès le départ, vous pouvez créer votre avatar, du sexe à la race, en passant par tout le style (tatouages, piercings, cicatrices, peau,...) ainsi que l'habillement. A ce propos, l'éditeur va tellement loin qu'il est possible d'aller jusqu'à choisir les marques de bronzage (monokini, string, culotte, short,...). Et comme SRTT n'est pas politiquement correct, vous pourrez même choisir de ne pas vêtir votre personnage. Une mosaïque façon censure dans un reportage de M6 sera placée aux endroits stratégiques, pas question donc de la jouer pervers, mais le fun reste là et c'est le but. Pour ma part, mon avatar se balade en pantalon et en soutif, la classe assurée. Vous pouvez ensuite acheter des centaines de coiffures, robes, sous-vêtements, accessoires, etc. C'est proprement hallucinant.
La monnaie locale se gagne en rachetant des boutiques et en empochant les loyers qui tombent à intervalles réguliers, ou en faisant des missions, principales ou secondaires. Pareil pour les véhicules, "tunables" à l'envie (on peut rajouter des piques aux roues, du total délire), pareil pour les armes. Les compétences (plus de santé, meilleure régénération,...) se débloquent avec de l'argent et en ayant atteint un certain niveau de respect. Le respect se gagne quant à lui... en se faisant respecter. Et pour cela, pas trente six moyens: foutre le bordel. C'est assez comparable au principe du chaos de Just Cause 2.
Très solide, ce système de personnalisation est sans doute l'un des meilleurs qu'il m'ait été donné de voir dans un GTA-Like, voire tous genres confondus. A côté, Skyrim ferait presque un peu pale.
L'univers est peuplé de bandes rivales, de putes habillées n'importe comment, de punks, et le point commun de ces contemporains est qu'ils sont tous armés. A côté de ça, nous avons la vie civile sans laquelle un sandbox ne serait pas un sandbox. Un tas de passants et une circulation dense qui ne demandent qu'à se confronter à votre arsenal et créativité. Qui n'a jamais rêvé de dégager un carrefour encombré à coup de lance-roquettes depuis un hélicoptère? Les passants sont littéralement de la chair à canon, et nos Saints peuvent en plus provoquer et/ou narguer ceux-ci avec des pauses absolument cultes, déjantées ou bien connues (le bon coup du double doigt d'honneur ou celui du mime de l'acte sexuel). Rien dans ce jeu ne se prend au sérieux, et on se surprend à enchaîner les heures sans jamais se fatiguer tellement il y a matière à s'amuser.
Et comme on est sur Ashrama, ne guettez pas une part d'objectivité dans ce coup de coeur, l'enthousiasme balaie ce concept. Certes il existe des problèmes de caméra, mais bien plus discrets que sur la plupart des titres de la concurrence. Certes la réalisation technique ne déclenchera pas en vous une irrésistible érection, mais le game design assumé se charge de masquer cela. A part un dernier tiers de jeu peut-être plus classique au niveau des surprises, peu de choses me viennent à l'esprit lorsqu'il s'agit de faire caca sur SRTT. Sachez en plus qu'il existe des tas de petits packs (c'est la version gentille de DLC) pas très chers (2-3€) comprenant de nouvelles armes, véhicules, aptitudes, etc. Et cela dès le lancement du jeu.
Le verdict Ashrama: 7/10
Un jeu avec des putes, de la drogue, du sexe, des armes et Talk Talk, ça ressemble vachement aux locaux d'Ashrama un lendemain de fête.
Incroyable! Après le pigeon voyageur, après le 3615 Ashrama (toujours en activité), après le Tatoo et après le mentalist, Ashrama passe la seconde et vous propose de le suivre via... Twitter.
@ashram_games
Parce que oui, Ashrama c'était pris mais comme on est rebelles on va engager des terroristes Moldaves pour pirater le compte et le récupérer. Ou pas.
En attendant, n'hésitez pas à follower Ashrama, qui vous refollowera en retour, et qui refollowera peut-être même votre soeur si elle est majeure. L'occasion pour nous d'échanger avec vous en temps réel, où qu'on soit: au travail, à Auchan, sur les chiottes ou même dans un Paris-New York avec DSK.
Déjà le dix-neuvième épisode d'Ashrama Live, avec un jeu THQ à l'honneur cette fois-ci. Saints Row The Third est un jeu qui ne se prend assurément pas au sérieux. Dans la droite lignée de Just Cause 2 et de son grand n'importe quoi jouissif, ce titre mêle second degré, dialogues épicés et personnages hauts en couleur.
Un vrai coup de coeur d'Ashrama pour un jeu rafraîchissant malgré quelques soucis techniques qui sont traditionnellement monnaie courante dans ce genre de jeux à monde ouvert.
Venez découvrir les vingt premières minutes de Saints Row The Third dans la vidéo qui suit.
J'évoquais dans mon précédent billet comment j'avais enfin réussi à me passer de l'iPhone, alors que cela me travaillait déjà depuis un petit moment. Contrairement à ce que je pourrais laisser penser, ça n'a pas été facile. Car autant ne pas la jouer hater: l'iPhone est un excellent produit et le reste, mais l'avance acquise au fil des années s'est tout doucement réduite pour finir même par s'inverser.
Mon passage à la marque pommée s'est déroulé lors de la sortie de l'iPhone 3G. Bah oui, faut pas déconner, à l'heure où n'importe quel téléphone portable proposait de la 3G+, il me semblait difficile de succomber à l'iPhone Edge qui ne proposait guère de révolution hormis un super jeu de solitaire ou une calculatrice qui en jetait plein la gueule. Bon d'accord mon Samsung Player Pixon était un peu ridicule à côté, mais au moins il me permettait de regarder la TV en 3G, et donc de suivre les Grand Prix de Formule 1 au travail. L'iPhone a mis longtemps avant de proposer la TV d'ailleurs, un peu comme pour les MMS ou autres "petites" choses du quotidien que l'on pensait définitivement acquises en matière de téléphonie.
S'est ensuivie une phase d'amour. D'accord, je savais que je n'avais toujours pas la TV, ou alors que les opérateurs en profitaient pour m'arnaquer avec une nouvelle option TV qui se superposait à mon option TV actuelle pourtant déjà illimitée mais bon "vous comprenez l'iPhone est un produit spécial, il ne peut pas recevoir la TV de votre forfait 3G, techniquement c'est différent alors vous devez payer 8€ pour un autre forfait TV 3G qui sera lui compatible avec l'iPhone bien que votre forfait 3G actuel soit déjà compatible mais bon je récite mon texte par coeur car en fait la raison est qu'on va se faire plein de fric sur le dos des nerds qui ont les moyens de se payer l'iPhone". La suite vous la connaissez: l'iPhone a "inventé" les forfaits hors de prix et illisibles, c'est aussi ça la révolution.
Mais bon, restons dans l'amour. Il y a eu aussi un système simple. Limité, mais simple. Il y a eu la géniale sauvegarde façon Time Machine dès que l'on synchronisait. En théorie elle fonctionnait nickel, mais lors de certaines mises à jour majeures dans le meilleur des cas elle se contentait juste de tout vous remettre avec du bordel dans vos icônes et dossiers, dans le pire des cas vous perdiez photos, contacts, notes et quelques autres trucs pas importants du tout dans la bataille.
Il y avait la stabilité du système. On ne pourra jamais retirer ça à l'iPhone. Peut-être quatre ou cinq plantages en plus de trois ans, c'est peau de zob. Là aussi c'était avant l'arrivée de iOS 5. Oui le système était simple, oui le système était stable, mais quelquefois certaines applis basiques (quand je dis basiques je parle de codage software digne d'une montre LCD de mauvaise marque Chinoise) telle que l'horloge ne fonctionnaient pas. Je parle bien évidemment du fameux incident de l'alarme réveil.
En fait, pour chaque côté positif du système, il y avait toujours un revers de la médaille, revers que l'on était prêt à accepter car l'expérience utilisateur était dans l'ensemble satisfaisante et que surtout la concurrence était à des années-lumières. Et c'est bien ça la force de l'iPhone. On peut être anti-Apple à 500%, il faut se rendre à l'évidence: il y a un avant et un après iPhone. Et c'est quelqu'un qui utilisait un HTC Diamond qui vous dit ça (avec le recul, je me demande comment j'ai pu endurer autant de souffrances).
Oui, avant l'iPhone je changeais de téléphone tous les trois mois environ, gros geek oblige. L'iPhone est le premier produit que j'ai conservé un an sans jamais ressentir le besoin de changer. Et si on compte ses itérations (3GS - 4), j'ai passé un peu plus de trois ans avec l'iPhone. Un record absolu pour moi. Pourtant, dès la sortie du 3GS, j'ai eu des envies de changement. Android commençait à proposer quelque chose d'enfin acceptable et le Samsung Galaxy S était présenté. Sur le papier que de promesses: décodage de presque tous les formats vidéo en natif, écran sublime, stockage de masse,...
Ca ne m'a pas empêché de repartir pour un tour parce que toutes ces promesses se sont plus ou moins évanouies. Oui le Galaxy S, comme bien d'autres, était un super produit, mais il y avait toujours des petits problèmes comme de nombreux plantages, une trop grande fragmentation des versions, des soucis d'autonomie, une moins bonne réactivité du tactile, etc...
Apple a enfoncé le clou avec l'iPhone 4 et son Retina Display. Je pensais à ce moment-là mon destin scellé pour de bon. Je ne m'en plaignais pas et en même temps l'idée de devoir passer encore de nombreuses années enfermé dans ce système me faisait flipper. Je remarquais les 0,79€ des achats Apple Store s'accumuler pour arriver au final à un chiffre non négligeable et cherchais en vain une porte de sortie. J'ai donc laissé filer, résigné mais en même temps heureux de mon choix. Puis tout se bouscula.
Il y a eu plusieurs effets conjoints qui se sont bousculés. Tout d'abord, Android montait en puissance. Oui, Google a fait du bon travail et certains acteurs comme Samsung, Motorola ou HTC ont proposé de très bonnes expériences utilisateur. Les éditeurs d'applications se sont mis à jouer le jeu et on retrouvait peu ou pro avec la plupart des applications iPhone sur Android, ou en tout cas leur équivalent. N'oublions pas non plus Microsoft et son Windows Phone 7 très réussi, à mi-chemin entre iOS et Android avec son interface Metro de toute beauté.
Ensuite, il y a eu le ralentissement Apple. Nintendo pourra vous le dire: quand on est au sommet, on a tendance à se reposer sur ses lauriers, à penser que tout est acquis et à devenir arrogant. C'est à ce moment-là que l'on se contente d'évolutions mineures, voire même de proposer moins que les autres pour plus cher. Le personnage de Steve Jobs y est sans doute pour beaucoup, mais l'image d'Apple s'est considérablement dégradée dans mon esprit lors de l'année 2011. Déjà avec ses procès à répétition. Et là on pense immédiatement à Samsung.
Soyons clairs: je ne suis pas un adorateur de Samsung dans l'absolu, et de nombreux produits de la marque m'ont sérieusement gonflé, à commencer par le Galaxy S ou toute la gamme des Player, mais cet acharnement aurait presque réussi à me le rendre sympathique dans l'absolu alors que Samsung est une société tentaculaire également avec de grosses zones d'ombre sur certaines pratiques j'en conviens.
Car oui mettons-nous d'accord: l'interface Touch Wiz est clairement une repompe de l'interface iOS, de même que le form factor du Galaxy S est clairement inspiré de celui de l'iPhone 3G/GS. Je considère pour ma part cela d'autant plus ridicule que s'il y avait bien un truc à ne pas copier sur l'iPhone c'est bien sa grille d'icônes, devenue immonde au fil des années. Ceci dit, une fois que l'on voulait bien gratté au-delà de cette interface, il était tout aussi de mauvaise foi d'affirmer qu'Android et iOS c'était pareil.
Pourtant, Steve Jobs en est devenu malade, littéralement fou. Il voulait vouer tout l'argent d'Apple à la destruction d'Android comme il l'a raconté dans sa biographie. Lui qui aimait tant "s'inspirer" de ce qui se faisait ailleurs ne supportait pas que l'on s'inspire à son tour. Oui, Samsung a copié ce qui marchait. J'ai envie de dire que c'est là toute l'histoire du commerce. De mémoire, c'est Samsung qui ont été le premier à proposer le double écran sur les téléphones à clapet (un écran interne et un écran qui affiche l'identité de l'appelant sur la face avant), double écran qui est devenu un standard et qui a permis à Motorola d'exploser avec le fabuleux Razr.
Tout cela n'a pas défrayé la chronique et je trouve même cette émulation saine. Ca crée des standards et au final l'utilisateur final y gagne en choix. Apple peut être fier: il restera dans l'histoire pour avoir réinventé le smartphone, alors que ce marché n'était pas son secteur d'activité. C'est déjà une prouesse énorme et un gage de génie. Dès lors pourquoi vouloir pousser le bouchon jusqu'à étrangler la concurrence? Littéralement étrangler puisque les avocats d'Apple allaient même jusqu'à retoucher les photos des produits Samsung pour mieux les faire correspondre aux dimensions des produits Apple.
Une guerre ridicule, déclenchée par un Apple aveuglé par le succès alors que pendant ce temps-là les utilisateurs pleuraient pour un peu plus de liberté ou de fonctionnalités. Oui, tout cela a eu un impact non négligeable et peut-être même décisif dans mon choix final car en tant que consommateur je veux avoir le choix et je veux qu'Apple, Samsung, Google ou n'importe qui d'autre dépense son argent dans la recherche plutôt qu'auprès de cabinets d'avocats dont le but est d'empêcher le voisin de sortir son produit. Pour la première fois, la Apple conquérant me donnait l'impression d'être aux abois. Il ne menait plus la danse, était en panne d'idées et se devait de stopper l'hémorragie d'une façon ou d'une autre. C'est d'autant plus stupide qu'il n'y avait pas d'hémorragie: les chiffres de vente vont de record en record et à l'heure à laquelle vous lirez ces lignes, ce sera sans doute toujours le cas.
Vint ensuite l'expérience Apple en elle-même et son inénarrable iOS5 couplé à la non-sortie de l'iPhone 5. Ce n'est pas qu'iOS5 soit un ratage complet, mais il affiche quand même par bien des points un amateurisme assez incroyable quand on connaît l'exigence d'Apple. Il y a bien ces petites idées piquées à gauche ou à droite chez Google ou RIM, mais rien de révolutionnaire qui redéfinirait l'OS qui donnait pendant un temps le la. La sortie de l'iPhone 4s est une incroyable fuite en avant, une mise à jour hardware qui tranche avec le discours officiel de Steve Jobs qui fustigeait les dual core de la concurrence, en disant que la seule chose qui importait était l'expérience utilisateur. On l'occurrence, la seule expérience des utilisateurs avec l'iPhone 4s, c'est celle d'une régression de la batterie, d'un SIRI bancal et de quelques mises à jour cosmétiques. Oui, les dual core c'est le mal quand c'est sur des Androphones, mais ça devient magique sur les appareils Apple. Classique.
Là où est venu le coup de grâce pour ma part, c'est avec la partie extérieure du téléphone. Pas le design, je suis un fervent défenseur du design carré de l'iPhone 4, un design qui lui donne une impression de qualité et de solidité. D'accord, pour la partie solidité c'est juste une impression car le choix du verre est très clairement catastrophique pour un engin de la vie courante qui risque à tout moment le Game Over suite à une chute. Je veux parler de l'écran. Une taille qui plafonne à 3,5 pouces en 2011 ce n'est juste plus possible, même lorsqu'on s'appelle Apple. Si on peut légitimement trouver les 5,3 pouces d'un Galaxy Note excessif, la taille de 4 semble devenue un standard en dessous duquel il est difficile de descendre, peu importe la résolution. L'expérience web et vidéo devient vite fatigante sur un si petit écran.
Oui, cette taille d'écran aura sans doute fait basculer mon choix, en la cumulant à un iOS5 très bancal, et d'autres petites absences qui irritent profondément après tant d'années, comme une simple radio FM par exemple. Apple ne m'est plus apparu comme le grand constructeur paré d'innovation qu'il était à ses débuts (dans la téléphonie j'entends). L'arrogance et le mépris affichés, couplé à une expérience elle-même terriblement en retrait ont eu raison de ma patience.
Dès lors, il ne fallait pas non plus quitter le navire par défaut, il restait à faire un choix. L'Android d'il y a quelques mois ne m'aurait pas poussé à consommer le divorce. Windows Phone 7 m'intéresse énormément sur le papier, mais premièrement je n'ai jamais pu m'y essayer (ça devrait venir prochainement grâce à un partenariat avec Microsoft et Nokia), et ensuite quelques restrictions me freinent un peu, comme le nombre d'applications disponibles, le couplage avec Zune, Bing non négociable et enfin l'absence de mémoire SD, faisant plafonner les Windows Phones à 32 Go dans le meilleur des cas.
Comme je ne suis pas fan des autres OS et que je considère que les 3 OS majeurs seront à terme ceux de Google, Apple et Microsoft, je me suis naturellement tourné vers Android, surtout que j'étais en terrain connu. Le Samsung Galaxy Note m'a convaincu et jusqu'à présent je m'y tiens. Je n'aborderai pas dans ce papier les spécificités d'Android, mais j'ai pu trouver ce que je recherchais, aussi bien au niveau de la taille d'écran, de la liberté dans les Podcasts, de la gestion de fichiers, de téléchargement, des options de partage, de l'autonomie, de l'intégration de Google Docs et des autres services Google en général, de la qualité de finition, du choix au niveau des applications,...
Après, hors de question de passer d'un excès à l'autre. Je suis aujourd'hui sur Android, mais je peux très bien être demain sur WP7 et après demain sur iOS. Je ne ferme aucune porte, pas même celle d'Apple, mais il faudra travailler d'arrache-pied sur l'iPhone 5: écran enfin digne de ce nom, OS qui laisse une place à la personnalisation et aux widgets, radio FM, pas de limitation data pour le téléchargement d'applications/podcasts en 3G+, conception solide et non plus juste élégante,...
Le fait est que pour la première fois depuis quatre ans, j'ai enfin le choix. Le choix de rester sur Android en choisissant mon constructeur et sa surcouche, le choix Microsoft, le choix Apple, le choix RIM, bref le choix. Ca a l'air con comme ça, mais lorsqu'on en avait perdu l'habitude on redécouvre les bienfaits de la liberté. Sevrage réussi.
Cela faisait des années que je cherchais à me sevrer de l'iPhone et de la prison dorée que représentait le smartphone d'Apple. Entendons-nous bien: je n'ai rien contre les produits Apple, au contraire et je possède un MacBook Pro et un iPad qui me donnent entière satisfaction bien que je cherche encore une utilité aux tablettes. Je reviendrai sur ces raisons dans un prochain billet mais grosso modo la téléphonie est un domaine dans lequel j'ai envie d'avoir le choix plus qu'ailleurs, et la taille d'écran (entre autres) aura fini par avoir raison de ma patience.
L'un des points qui me faisait à chaque fois reculer au moment de faire le grand saut était la gestion des podcasts. Même si le système d'Apple n'est pas parfait (limitation à 20 Mo en 3G), il restait le plus simple et le plus pratique grâce à une présentation claire et surtout à une mémorisation des dernières positions de lecture.
Ce que je faisais avant: je copiais chaque soir mon dossier "Podcasts" d'iTunes sur ma carte SD et il ne me restait plus qu'à entamer la lecture sur mon Androphone. Sauf que dans le meilleur des cas on avait juste une prise en charge de la dernière position de lecture vidéo, mais pas audio. En effet, les lecteurs audio, de base comme payants, ne prennent en compte la mémorisation de lecture que sur la dernière musique jouée. Dans le cas d'une lecture multiple, point de salut donc.
Puis j'ai essayé de nombreux clients tels que .Podkast, Listen (qui ne prend pas en charge la vidéo) ou plus récemment Podkicker. Chacun avait ses qualités mais aucun n'était vraiment convainquant. Soit parce qu'il manquait des sources, soit parce, même quand ce dernier proposait une synchronisation Google Reader, il avait du mal à trouver de nouveaux épisodes alors que ceux-ci étaient bel et bien sortis.
Je commençais à désespérer, surtout que c'est assez incompréhensible qu'Android ne propose pas de base une gestion des podcasts, surtout qu'encore une fois Google Reader est un outil tout à fait dédié à cela. Puis je suis tombé par hasard sur Pocket Casts, un client payant mais pas trop (1,99€). Après avoir navigué pendant quelques minutes, récupéré via un fichier OPML mes abonnements Reader, le tout fonctionnait, et parfaitement.
L'interface est sobre mais diablement efficace. Le principe est le suivant: une fois vos abonnements intégrés (via OPML ou recherche "manuelle"), ceux-ci apparaissent dans le premier "onglet" de lecture. Une pastille indique le nombre de nouveaux épisodes disponibles.
L'ensemble des abonnements est présenté de façon sobre mais classieuse
Pocket Casts se charge de récupérer les illustrations d'abonnements là où iTunes n'arrivait pas à tout trouver chez moi. Un bon point. Le deuxième "onglet" symbolise la lecture, comme son casque ne l'indique pas...
C'est ici qu'apparaissent vos épisodes téléchargés, épisodes que vous pouvez alors ajouter à la liste de lecture. Cette liste de lecture permet une lecture continue, bien pratique dans le cas de podcasts audio. C'est clair et bourré d'options, comme le partage, la prise en charge des commandes du kit main libre de votre smartphone, etc. Puisque des bonnes nouvelles ne viennent jamais seules, vous pouvez non seulement partager un podcast, mais également votre position dans la lecture de ce dernier. Autre point assez original: vous pouvez à tout moment basculer un podcast vidéo en audio. Et vice versa.
Là où Pocket Casts assure également, c'est qu'il utilise un serveur unique pour centraliser vos abonnements. Ainsi, au lieu d'interroger autant de serveurs que vous avez d'abonnements pour rafraîchir le tout, il n'envoie qu'une seule requête, ce qui rend le tout extrêmement rapide.
Un podcast qui symbolise à lui seul Ashrama. Oh wait
L'"onglet" suivant sert à rechercher de nouveaux épisodes. Une pastille vous indique le nombre d'épisodes disponibles, tous abonnements confondus. La recherche de nouveaux épisodes est paramétrables, on y reviendra dans quelques lignes. Le quatrième "onglet" est quant à lui classique: il représente une loupe et sert donc à rechercher de nouveaux podcasts, que ce soit par catégorie, popularité ou alors par import OPML.
C'est le dernier "onglet" qui s'avère le plus sympa dans mon cas puisqu'il est riche de bonnes options bien pensées. Vous pouvez définir la durée du "skip rapide" lors de l'écoute du podcast. Concrètement soit vous faites une avance rapide avec les touches classiques >>, soit vous pouvez "sauter" en avant ou arrière de 10, 20 ou 30 secondes un peu comme si votre podcast était chapitré. Le temps est paramétrable et cela s'avère surtout pratique sur les podcasts vidéo, ou alors les podcasts audio contenant de la pub (oui, ça existe encore). Le lieu de stockage de vos podcasts est également paramétrable: mémoire interne ou carte SD.
On ne se noie pas dans 200 paramétrages inutiles: l'essentiel est là
J'en viens à la feature la plus importante pour mon utilisation (très nomade avec la nécessité de pouvoir télécharger les podcasts en 3G): la récupération des podcasts. Et là Pocket Casts frappe très fort puisqu'il propose de checker la disponibilité de nouveaux épisodes selon notre bon vouloir. Soit chaque jour à une heure bien précise que l'on planifie, soit selon un intervalle de temps que l'on définit, le minimum étant une heure. Cerise sur le gâteau, une notification se placera dans la barre de notifs et vous fera même sonner le téléphone si vous le souhaitez afin de vous prévenir de la disponibilité de nouveaux épisodes. Simple mais diablement efficace.
Une fois les nouveaux épisodes affichés, vous décidez de ceux que vous voulez écouter, soit en streaming, soit en téléchargement direct. Tout se fait de façon transparente, rapide, et vous n'avez plus ensuite qu'à ajouter vos nouveaux podcasts à la liste de lecture.
De nouveaux épisodes sont disponibles. A vous de les streamer ou de les télécharger
Au final, ce Pocket Casts est donc une excellente surprise car il fait excellemment bien le job, et il le fait même mieux que l'appli de base sur iPhone, qui a eu la mauvaise idée de scinder audio et vidéo dans deux applications séparées depuis iOS 5. A l'aise dans la lecture de poscasts audio comme vidéo, bien réalisé et d'une stabilité sans faille, Pocket Casts se doit d'être votre compagnon si vous êtes féru de podcasts, de manière occasionnelle ou intensive.
Le prix est dérisoire, donc n'hésitez pas à récompenser le développeur en courant vous procurer cette application sur l'Android Market. Et parce qu'il faut être honnête, Pocket Casts est également disponible sur iPhone.
Une fois n'est pas coutume (...) c'est encore un épisode événement qu'Ashrama Live vous propose avec un numéro 18 consacré à Skyrim, le 5ème opus de la saga The Elder Scrolls. Sur fond de bande-son magistrale, venez découvrir les vingt premières minutes de jeu avec la mise en place de l'histoire, les premiers événements, les premiers combats et la découverte de ce monde formidable!
En supplément, comme promis dans la vidéo, voici quelques clichés du contenu de la boîte de jeu, avec notamment un plan de Skyrim de grande qualité.
C'est un Ashrama Live très attendu que nous avons aujourd'hui puisque ce dix-septième épisode est consacré à Modern Warfare 3, le FPS grand spectacle d'Activision. En sortie frontale avec Battlefield 3, le jeu développé par Infinity Ward a choisi une approche plus scriptée et blockbuster pour raconter sa vision de la troisième guerre mondiale.
Puisque des images (animées en plus, ça s'appelle de la vidéo) valent mieux qu'un long discours, voici les quinze premières minutes du jeu.
Alors que l'on pensait le stylet mort et enterré en même temps que les écrans résistifs, Samsung a pris son monde de vitesse en annonçant le Galaxy Note, un mastodonte aussi bien en termes de taille que de puissance. D'une taille de 14 centimètres sur six et doté d'un écran 5,3 pouces, le Note joue clairement dans la cour des grands, là où le Dell Streak s'était déjà essayé.
Spécifications
Android 2.3.5 (Mise à jour Ice Cream Sandwich prévue)
Comme l'ensemble des smartphones actuels excepté ceux d'Apple et quelques produits HTC, le Samsung Galaxy Note est composé de plastiques. Ceux-ci sont de bonne qualité et l'appareil ne craque pas dans la main. Le smartphone est très léger, peut-être même trop, ce qui rend l'adoption d'une housse quasiment indispensable. Quitte à avoir un appareil de cette taille, on aurait préféré qu'il prenne un peu de poids afin de se doter de plastiques encore plus "haut de gamme", comme celui qui équipe les produits haut de gamme de Motorola par exemple. De plus, l'écran ne fait pas mention de traitement Corning Gorilla Glass, ce qui vous fera également passer par la case protection d'écran.
Mis à part ces petits regrets, la prise en main reste correcte et oui: le Galaxy Note rentre dans une poche de jeans. Le contour du téléphone est en imitation métal et on retrouve une prise jack au sommet, le contrôle de volume sur le côté gauche, le bouton power/hold sur le côté droit et enfin un port micro USB et le SPen sur le dessous. Pas de sortie Micro HDMI, un autre petit regret, surtout pour un appareil clairement tourné vers le multimédia.
La coque arrière est en plastique fin, à la manière de celle du Galaxy S2, mais celui-ci semble un peu plus robuste et a surtout un revêtement antidérapant agréable au toucher, ce qui améliore la prise en main. Bon à savoir: la carte Micro SD viendra se loger sous l'impressionnante batterie de 2500 mAh, ce qui impliquera de devoir éteindre son appareil pour l'insérer et l'enlever. Bien que personnellement une fois la carte mise en place je n'y retouche jamais, cela peut avoir son importance pour certaines personnes.
Le bouton "Home" ne souffre d'aucun jeu et semble enfin résistant depuis la sortie du premier Galaxy S. Le SPen s'encastre parfaitement dans l'appareil et ne semble pas donner de signes d'usure à force de le rentrer/sortir, ce qui est un bon gage pour ne pas le perdre dans le futur.
Utilisation/Fluidité/Téléphonie
Ma dernière expérience intensive avec un appareil Samsung remontait au Galaxy S et celle-ci ne m'avait pas laissé que des bons souvenirs. En dépit des magnifiques performances et d'une fiche technique alléchante, les plantages étaient courants, la solidité était largement perfectible, la gestion de Kies est l'un de mes pires souvenirs informatiques et la fluidité était en dents de scie.
Autant vous l'annoncer d'entrée: ces vieux démons se sont évaporés en un instant avec le Galaxy Note. Depuis une semaine que j'utilise intensivement ce smartphone, je n'ai pas eu droit au moindre plantage, au moindre lag ni au moindre reboot. Samsung semble être arrivé à maturité dans son approche d'Android et les accusations de copie de l'iPhone me semblent loin tant l'expérience est enfin différente. Quelle joie de profiter enfin de vrai Push, quelle joie de redécouvrir ce qu'est une accroche réseau, quelle joie d'avoir enfin un appareil non bridé. Bien sûr Android propose déjà ça depuis des années, mais cet appareil a enfin corrigé tous les défauts de jeunesse qui faisaient que l'on retournait toujours à un moment donné vers le système d'Apple.
L'impressionnant processeur Dual Core doit sans doute jouer une part non négligeable dans les performances affichées de l'appareil, mais la fluidité de l'ensemble est proprement incroyable. Je reste bluffé par la vélocité avec laquelle il se bouffe les ouvertures d'applications, navigue sur le web, gère le multitâche et décode les formats vidéo. Nous en reparlerons plus loin.
Pour ce qui est de la partie téléphonie, parce que oui le Samsung Galaxy Note est un téléphone, c'est là aussi un sans-faute. Le son est clair, que ce soit avec le haut-parleur interne ou externe, mais aussi via les écouteurs intra-auriculaires fournis. Nos correspondants nous entendent parfaitement et le son délivré est cristallin.
Ici aussi, Samsung a remodelé l'interface et celle-ci est d'une simplicité enfantine, en plus de proposer un nombre intéréssant d'options. Comme il s'agit d'une spécificité propre du système Android, nous ne reviendrons pas plus en détail dessus.
D'une façon générale, qu'on aime ou pas TouchWiz, il faut avouer que cette surcouche rend l'utilisation du système Android très agréable, intuitive et user friendly. Cela passe par les raccourcis dans la barre de notifications, le partage de fichiers très aisé ou les nombreuses possibilités de partage de contenu via les réseaux sociaux, mail, etc. Mon point de comparaison étant iOS, je ne peux que me réjouir de voir enfin la simplicité d'iOS jumelée avec la puissance et l'ouverture d'Android. Ce rassemblement fait que pour la première fois depuis des années, je préfère, et de loin utiliser un appareil Android qu'un appareil iOS. Il est incroyable de voir à quel point le smartphone d'Apple est à présent dépassé dans presque tous les domaines, le plus impressionnant étant sans doute l'écran, mais pas seulement.
Samsung a bourré l'OS de plein de bonnes idées, même les plus insignifiantes comme par exemple le switch entre claviers internationaux. Sur iOS on le fait en appuyant sur une touche du clavier, ici on glisse son doigt sur la barre d'espace pour le faire à la volée. De même, des gestures fort bien vues sont de la partie, comme le fait de secouer pour activer/désactiver le bluetooth, faire un double tap sur le côté de l'appareil pour activer la recherche vocale, balayer l'écran avec la main pour prendre un screenshot, bouger l'appareil de gauche à droite pour naviguer dans les pages/onglets, poser sa main à plat sur l'écran pour faire pause dans les applications multimédia, etc.
L'expérience utilisateur est à son maximum et pourtant je partais avec de très gros à priori, mais je dois m'incliner devant la partie software car en plus d'être logique elle est belle, ce qui ne gâche rien.
Mails/Wifi/GPS
La partie Mails est sans doute l'une des plus soignées. Samsung en a profité pour utiliser intelligemment son appareil mi-smartphone mi-tablette en proposant un onglet de navigation en mode paysage. L'écran se divise alors en deux avec les en-têtes sur le côté gauche et un volet de lecture sur la partie droite. La barre de séparation verticale est déplaçable au doigt pour donner plus d'espace soit aux en-têtes soit au volet de lecture. Notez que ceci n'est valable que pour l'application "Email", la partie Gmail restant classique.
Le Wifi prend en charge toutes les normes actuelles et dispose d'une bonne accroche même si la portée est moins importante que celle d'un iPhone 4, surtout lorsqu'il s'agit de traverser des murs. Une petite déception à prendre en compte si comme DSK vous habitez un 300 m²et que vous souhaitez regarder un porno au lit alors que votre box se trouve dans votre salon, 12 pièces plus loin.
Le GPS se comporte très bien, merci à la technologie Glonass intégrée. Non je déconne ça n'a rien à voir à moins que vous habitiez en Russie, ce qui n'interdit pas d'avoir de bonnes lectures comme Ashrama, naturellement. L'accroche est fiable passé un premier fix un peu lent mais qui se réduit lors des utilisations ultérieures.
Je n'ai pas fait mention du Bluetooth parce que celui-ci n'a pas vocation à avoir une portée pharaonique, mais sachez que le jumelage fonctionne parfaitement et que le transfert de fichiers est très rapide. Testé en jumelage avec un MacBook Pro et un Samsung N210.
Multimedia/Navigation Internet
Sans doute la partie la plus importante ou en tout cas la plus attendue pour ma part. Une fois encore, l'expérience finale va au-delà de mes attentes. La gestion des vidéos est bien pensée, avec une navigation par miniatures ou par liste. On peut aussi parcourir par dossiers, au sein de l'application ou via le gestionnaire de fichiers livré avec. Le décodage est exemplaire, il avale tout ce qu'on lui donne: DivX, Mkv, le tout jusqu'en 1080p et sans un pet de lag. Le lecteur prend également en charge les sous-titres et ici encore aucun problème de décalage ou de prise en charge. Cela semble tellement naturel et facile que l'on regrette que depuis tout ce temps, Android ne prenne pas en charge plus de formats vidéo de base.
C'est bien simple: la lecture vidéo est pour moi quasiment la meilleure raison de se procurer ce smartphone. Une fois qu'on y a goûté, difficile de repasser sur un autre mobile, la "faute" au sublime rendu de l'écran Super Amoled HD et de la résolution de ce dernier. On suit un film de deux heures en entier sans se fatiguer les yeux une seule seconde. Vraiment impressionnant!
Autre point très positif trop rarement croisé sur les smartphones: la mémorisation de position. Même une fois l'appareil éteint, lorsque vous revenez à une vidéo, celle-ci reprend au dernier point de lecture. Un luxe appréciable, surtout lorsque vous suivez des podcasts. En revanche, la gestion de l'audio ne propose pas ce type de mémoire. Le lecteur audio garde la position de la dernière chanson en mémoire mais c'est tout. Du coup cela n'est pas adapté à la lecture intensive de podcasts. Il faudra pour cela passer par des applications externes, pas toujours pratiques. Alors que Google propose un lecteur RSS puissant avec Reader, on ne comprend pas que sa gestion des podcasts soit toujours aussi erratique avec un Listen moyen et incomplet puisque ne prenant pas en charge les vidéos. Sans doute l'un des gros retards qui manque encore au système pour totalement supplanter iOS (ça et la sauvegarde complète et incrémentielle).
Le lecteur audio est agréable à l'utilisation et ici aussi, la plupart des formats est prise en charge, d'autant plus si vous venez d'iTunes. La gestion des tags et pochettes d'albums est en revanche largement perfectible. Alors que j'ai une bibliothèque iTunes entièrement organisée, mise à jour (il en a fallu des mois), le lecteur ne reconnaît pas la moitié des albums. C'est de l'ordre esthétique mais assez décevant quand on s'attarde sur ce genre de choses. De même, si un raccourci de lecture en cours est disponible dans la barre de notification, rien sur l'écran de déverrouillage si vous avez mis un code sur ce dernier. Du coup, il faudra passer soit par une application externe, soit se contenter des commandes du kit main-libres fourni. A propos de ce dernier, il est de très bonne qualité et est indispensable pour faire fonctionner la radio RDS ou le son 5.1.
Le son est clair, sans grésillements et malgré un bridage pour des raisons de normes Européennes, il permet d'écouter tranquillement musiques ou podcasts dans les transports en commun.
L'expérience web est pour moi la deuxième raison à justifier l'achat du Galaxy Note (la troisième est le SPen, nous y reviendront). La première remarque que l'on se fait une fois le navigateur ouvert est: mais comment avons-nous fait pour surfer sur internet via un mobile jusqu'ici? L'écran 5,3 pouces est évidemment une bonne piste, mais pas seulement. Samsung a une nouvelle fois rendu l'expérience agréable grâce à sa personnalisation visuelle et à ses ajouts bienvenus. Le clavier est agréable, avec des touches bien espacées (particulièrement en mode paysage, c'est incroyable) et d'ailleurs, toute cette partie de la review est écrite depuis le Samsung Galaxy Note.
L'affichage est clair, permettant de lire bien plus de choses sans avoir à zoomer. Le pinch to zoom est évidemment de la partie, ainsi que le double tap to zoom, qui permet de centrer immédiatement la lecture sur un paragraphe en particulier. Flash est lu en natif et le rendu est extraordinaire, on oublie que l'on est sur un téléphone!
Petite gâterie supplémentaire, on peu même écrire des textes entiers avec le SPen, le logiciel se chargeant d'analyser l'écriture pour retranscrire le tout. La gestion des onglets est bien plus belle que sur la version nue d'Android, avec un passage dynamique entre les miniatures. On n'attend plus que la synchronisation en temps réel de nos favoris avec Chrome et nous aurons là le meilleur navigateur mobile.
Photo/video
Avec un capteur de 8MP il y a de quoi faire et le SGN le fait bien. Epaulé par un puissant flash LED, le smartphone est à l'aise aussi bien en extérieur qu'en intérieur même si les photos sombres sont un peu moins éclatantes que sur d'autres modèles haut de gamme comme l'iPhone 4s par exemple. On ne répètera jamais assez qu'un smartphone n'est pas un appareil photo dédié et n'en a pas toutes les qualités, donc vous ne réaliserez évidemment pas vos photos de mariage avec votre Galaxy Note, mais pour la vie de tous les jours le résultat est amplement satisfaisant.
Au niveau de la prise de vidéo on est également dans la moyenne haute voire très haute en extérieur. Les vidéos en 1080p sont excellentes et Samsung a fourni un logiciel de montage rapide qui s'avère être une bonne surprise et n'a rien à envier à son concurrent iMovie. Toutes les options classiques sont présentes, en particulier sur la partie photo où l'on peut à peu près tout personnaliser, du déclencheur jusqu'à la balance des blancs.
Autonomie
Traditionnellement quand je lis la review d'un appareil mobile, je saute sur cette partie directement. Autant ne pas faire de suspense inutile: l'autonomie est excellente. C'est d'autant plus incroyable étant donné la taille de l'écran, sa résolution, et la vélocité du processeur. Les 2500 mAh font clairement des miracles, même si je ne doute pas qu'il y ait un gros travail d'optimisation derrière. A l'heure où les iPhone 4s peinent à passer la journée malgré un écran 3,5 pouces, à l'heure où la plupart des Androphones sont une déception de ce côté, le Samsung Galaxy Note tient facilement deux jours en utilisation normale, une grosse journée en utilisation intensive et jusqu'à 3 jours en utilisation basique.
Pour vous donner une idée, voici le type d'utilisation intensive qui a été faite:
Téléphone débranché du secteur à 07.00 AM, Wifi et GPS laissés activés.
1 heure de lecture vidéo de DivX 720p à l'aller
Mode push sur tous les comptes, ainsi que sur Facebook, Twitter et Météo
1 heure de jeux divers tel Angry Birds
Textos toute la journée
Quelques minutes d'appels
4-5 heures de navigation web en 3G
Beaucoup de recherche réseau car déplacement permanent au cours de la journée
1 heure de lecture vidéo de DivX 720p sur le chemin du retour
Au retour à la maison à 06.00 PM, il restait encore 30% de batterie. Toujours à titre de comparaison, dans les exactes mêmes conditions, avec un iPhone 4 il me restait 10% de batterie au retour, avec un Samsung Galaxy S il était... éteint et avec un Motorola Atrix il restait 20%.
En plus de cela, un intelligent mode d'économie d'énergie est intégré aux options par Samsung, permettant de régler, selon le pourcentage de batterie, le moment de la journée ou de la semaine, les connexions à désactiver, la luminosité d'écran, etc.
Certes, on ne tient "qu'une" journée en utilisation intensive et sans doute qu'on espérait davantage avec une aussi grosse batterie, mais s'il y a clairement un domaine dans lequel les progrès stagnent c'est dans celui des batteries. Pour relativiser tout cela, il faut voir la vélocité de l'appareil, son rendu des vidéos, sa connectivité et les centaines d'autres tâches dont il s'acquitte sans broncher d'un iota. Au regard de tout cela, je qualifie son autonomie d'excellente, sans doute la meilleure sur le marché actuellement. Je n'échangerai en aucun cas ses qualités multimedia contre une demi-journée de jus supplémentaire, d'autant plus que des applications comme Juice Defender permettent aux plus énergivores de gagner encore 40% d'autonomie supplémentaire.
SPen
C'est la feature qui a été mise le plus en avant et paradoxalement c'est celle qui m'attirait le moins. En effet, je pensais cette relique du passé aux oubliettes et Samsung a su le réinventer, preuve que l'on peut encore innover dans le domaine. Basiquement, le SPen a deux fonctions. Soit il remplace votre doigt pour la navigation et permet d'utiliser intégralement l'OS de façon nonchalante, en se la pétant un peu à l'occasion parce que toute la manière dès que l'on sort cet appareil les regards convergent vers vous.
Le deuxième cas est plus intéréssant puisqu'en pressant la base du SPen, vous pouvez déclencher des applications spécifiques, comme la prise de notes rapides, que vous pouvez éditer en y ajoutant photos ou même sons. En plus de ça, la partie mails ou SMS est entièrement "pilotable" au SPen et vous pouvez littéralement écrire comme vous le feriez sur une feuille de papier pendant que l'OS se charge de transformer le tout en "langage SMS" en temps réel. Et la reconnaissance m'a littéralement bluffé!
D'autres applications tirant parti du SPen sont disponibles via une section dédiée du Samsung Apps, comme un utilitaire de coloriage à destination des enfants ou des artistes en herbe, assez puissant car les démos de Samsung montrent des dessins très fouillés.
La question à vous poser est: quelle utilisation allez-vous en faire? Pour ma part j'ai adoré découvrir ces fonctions même si à présent cela tient plus du gimmick étant donné mon utilisation quotidienne. Par contre, cela a clairement du sens pour les personnes qui travaillent dans un environnement bureautique ou qui ont la réunionïte aigue, car la prise de notes est vraiment aisée et agréable. Quoiqu'il en soit, que vous l'utilisiez ou pas, c'est bon de savoir que c'est là, facultatif mais disponible à chaque seconde.
Conclusion
N'y allons pas par quatre chemins: le Samsung Galaxy Note est une petite révolution en soi et accumule les sans-fautes. A l'aise avec la bureautique, le multimédia, la photo, la navigation, son interface est agréable et son processeur rend le tout fluide. Son écran est sa principale qualité qui rendra votre rapport au smartphone différent, celui-ci devenant un compagnon idéal pour vos déplacements ou plus simplement de votre quotidien. Le SPen redonne des lettres de noblesse au stylet en réinventant complètement le concept de cet objet désuet. Grâce à une optimisation de l'espace, le Note tient très bien en main et sait se faire discret en rentrant dans les poches et en ayant un poids plume. Point de vue rapport qualité/prix (aux alentours de 500€ sur Amazon), difficile de trouver mieux sur le marché actuellement quand on voit que beaucoup de smartphones plus chers en font moins.
Très peu de défauts de jeunesse, et ceux-ci ne sont pas catastrophiques, comme l'absence de Gorilla Glass ou des plastiques bons mais peut-être en deçà de certains modèles "unibody". Avec un passage à Ice Cream Sandwich prévu dans les prochaines semaines, ce "Smartpad" est en plus futureproof. Un gros coup de coeur d'Ashrama.
Points forts
Ecran sublime
Processeur véloce
Fluidité absolue
Partie multimédia de haute volée
SPen bien utilisé et précis
Encombrement acceptable
Autonomie à la hauteur
Android 4.0 en approche
Personnalisation de l'interface réussie et bourrée de bonnes trouvailles
Made in Korea (assez rare pour être signalé)
Points faibles
Pas de Gorilla Glass
Quitte à faire du haut de gamme on aurait souhaité un poids un peu plus "costaud"
Certaines applications ne sont pas optimisées pour cette taille d'écran
Mise à jour du 17/11/11: Concernant le flou des informations à propos de la présence ou non de Gorilla Glass sur ce modèle, Ashrama a mené son enquête. D'abord en passant par le site de Corning. Aucune mention présente de GG sur le Galaxy Note, alors que le site est bien à jour avec le Galaxy S II ou le nouveau Motorola Droid Razr par exemple.
Pour en avoir le coeur net, on a posé directement la question à Samsung et à Corning. Voici la réponse de Corning:
Corning® Gorilla® Glass is featured on hundreds of the world’s coolest smart phones, tablets, and PCs and now the new Sony Bravia TV.
Because of our agreements with customers, we cannot identify all the devices that feature Corning® Gorilla® Glass, so we encourage you to contact the manufacturer of your device. If you would like to know which devices do use Gorilla Glass or learn more about our exciting new product, you can visit our website at www.CorningGorillaGlass.com.
Thank you for your interest in Corning® Gorilla® Glass.
Regards,
Matt
Réponse un peu bizarre et qui botte en touche puisque grosso modo ils auraient des ententes avec leurs clients pour ne pas identifier tous les modèles sous Gorilla Glass. Vu que cet écran est très prisé et que chaque constructeur communique dessus, pourquoi Samsung n'aurait-il pas voulu le faire pour le Note alors qu'il l'a fait pour le Galaxy S II ou la Galaxy Tab?
Nous avons donc décidé de nous tourner vers la réponse de Samsung... qu'on attend toujours.
Notre conclusion: soit Samsung a du mal à savoir de quel écran est équipé son nouveau smartphone, soit ils ne sont pas pressés de communiquer sur cette absence. Nous tirons notre propre conclusion. En l'état en tout cas, nous maintenons que cet écran ne possède pas le Corning Gorilla Glass.